Samedi 1 mars 2008 6 01 /03 /2008 01:47
- Publié dans : ROMAN de Jenny la Martienne - Par Jenny la Martienne

bagarre.jpg

Au « pré des étudiants », ils étaient tous là, l’air grave,    
l’humeur sombre et le verbe rare. En les observant de l’entrée 
du jardin, mon instinct me conseilla une fuite discrète même si      
 mon estomac dans les talons humait de loin le plat copieux de 
Sétoufair, bien en vue au centre de la table. Les assiettes toutes dressées restaient impeccables ; j’en vins presque à penser qu’ils m’attendaient pour enfin se jeter sur la cocotte pleine mais j’en doutais, connaissant les habitudes de chacun ici.

« foulkan » le chien des voisins qui bouffait tous les passants, les entrants et les sortants se jeta sur moi en me voyant et mes cris pour me débarrasser de ses incisives morsures indiquèrent à tous ma présence  pourtant  non visible.

« Jenny ? c’est toi … foulkan casse-toi … retourne chez toi pôv con ! » Lança au loin Sétoufair qui flairait que c’était probablement bien moi.

-       Heu, oui c’est moi … salut tout le monde … j’espère que je ne dérange personne…

-       Et depuis quand tu dérangerais quelqu'un  Jenny, approche donc !

 

« Mais j’hallucine, ne me dis pas que cette pouffiasse a le culot de ramener sa tronche ici, en plus ce soir !!!! »

-       Ah, apparemment je te dérange Lousticat ?

-       Mais tu déranges tout le monde, tu vois bien qu’on est entre nous ! t’es pas chiée de revenir ici après tout ce que t’as fait subir au pôv Fomacho qu’est peut-être déjà mort par ta faute …

 

« Ooooh, Lousticat, tu te calmes, c’est moi qui aie invité Jenny à se joindre à nous, elle a passé toute son après-midi à chercher Fomacho en ville, elle a bien le droit de venir aux nouvelles !!! » hurla Sétoufair qui sur ce coup là, m’en boucha un coin.

-       Mais c’est le moins qu’elle pouvait faire cette fouteuse de merde et pis comment qu’elle est encore habillée !!! C’est que t’as passé l’après-midi à allumer les mecs en ville ???

-       Bon, Sétoufair, je me casse, je ne vais pas rester ici une seconde de plus à me faire insulter par cette truie ficelée dans son sac à patates. Et d’abord … Kesss qu’elle à ma tenue la Lousticat ???

-       Elle a que ton espèce de truc moulant est typiquement le genre de bout de chiffon qu’on se met pour arpenter les trottoirs !!!

-       Tu retires çà tout de suite la Lousticat où je te vole dans les plumes illicoooo …

 

« Suffit !!! » brailla Sétoufair devenu tout vert.

 

-       Trop fort ! allez viens ma poule, viens me chercher et tu vas me trouver … j’attends que ça depuis le premier jour où t’as ramené ta sale petite tronche de sainte nitouche ici … allez amène-toi si t’as kek chose là où je pense …

-       CLAC

-       Oh la conne, elle m’a giflé !!! personne n’a jamais osé me frapper depuis que je suis née … tu vas me le payer cher ma vieille, oui tu vas le regretter, je vais te faire pisser ton sang vicié … PAN … dans ta petite gueule de princesse de merde.

-        

« Lousticat, arrête, t’es cinglée, merde » gueula Sétoufair catastrophé par la tournure que les évènements prenaient. Jenny, viens t’asseoir, on va dîner, mes nouilles vont finir par être congelées.

 

-       Hors de question qu’elle bouffe NOS nouilles, elle a K aller grailler ailleurs, c’est pas une auberge ici et d’ailleurs, personne n’a faim !!! on est rongés par l’inquiétude NOUS, casse-toi la Jenny avant que je ne t’arrache les yeux, tu me dégoûtes, viscarde, connasse, salope …

 

C’en était trop pour une seule journée. Mon sang ne fit qu’un tour ; en une fraction de seconde, je fis tournoyer  mon sac à main, lesté de mon lourd pébrock (la seule arme dont je ne me dépouillais jamais) et avant même que la Lousticat n’eut le temps d’achever son énumération ; il percuta son crâne creux et elle s’éclata par terre. Un bruit lourd caressa mes oreilles.

 

J’allais mieux, oui désolée de le dire mais toute la tension accumulée ces dernières heures venaient de se relâcher en cet instant. J’étais bien, alors même que la Lousticat s’étranglait d’hurlements et réclamait le SamU. JE la regardais qui se roulait de rage sur le sol ; sa bouche écumait, sa langue épaississait, son nez pissait un filet de sang vicié. De toute sa flasque énergie, elle actionnait ses grasses cuisses pour la première fois et fondait son huile plus vite que le beurre dans la poêle à frire.

J’étais totalement zen, oui vraiment zen mais vérifiais tout de même que sur ce coup là, mon pébrock blotti au fond de mon sac n’était pas trop meurtri --- lui.

 

Les gars encore tous ébahis de la scène qu’ils venaient de vivre, s’empressaient autour de Lousticat qui réclamait désormais la police ?!

Nounours, son nournours à elle vint vers moi et me demanda si j’allais bien, je le rassurais d’un oui et il me sourit l’œil admiratif. On était au moins deux à ne pas s’inquiéter du remue-méninges que nous infligeait sa « douce ».

 

Soudain, Foulkan aboya comme un enragé, excédé par cette bande de d’jeuns qui l’empêchait de siester dans son panier. Chacun finit par lancer un regard noir vers lui … Quand …

 

(bon je suis sympa, je coupe pas là)

 

Quand … Tapi dans l’ombre, on aperçut Macho !!!

Débusqué, il s’avança vers nous …

 

« Mais kesss que c’est que ce merdier ici … vous êtes tous devenus cinglés ma parole ??? »

 

Et s’adressant à moi : « Mais kesss tu fous encore là … TOI ??? » 

 

         

                 

Lire la suite…


                            



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