C’est étrange comme il suffit de pas grand-chose pour que les choses reprennent leur place d’antan. Fomacho m’avait juré que
l’enchaînement des évènements lui avait un peu échappé et que la pression de ses examens lui avait fait un peu péter des câbles …. Il avait reconnu tous ses torts (enfin presque tous, faut pas
non plus rêver) et m’avait promis que je n’aurai plus aucune raison d’être déçue. Il n’aurait d’ailleurs aucun effort à faire puisqu’il allait redevenir tout simplement celui qu’il n’avait jamais
cessé d’être : un gentil en besoin de (very) beaucoup d’affection.
Il réussit donc à m’amadouer et ce sans la moindre manœuvre stratégique futée qui aurait pu révéler un psychisme
élevé :
Avec juste : son regard de chien battu, ses yeux couleur fer rougi, ses larmes amères qui creusaient des sillons verticaux, son nez
en patate qui tombait sur sa bouche, ses cheveux blonds ébouriffés et ses mains kleenex qui n’épongeaient plus rien …
Je dois avouer que je n’ai pas eu cœur à l’envoyer téter ailleurs. Magnanime, je lui ouvris donc largement mes bras qu’il s’empressa de
refermer sur lui (esprit opportuniste).
Si je me suis fait rouler dans la farine ? Quelle idiote, suis-je !?
Non du tout, toute martienne que je suis, j’ai quand même assez d’humanité en moi pour pardonner à un pitoyable terrien qui s’est ligoté
comme un gland dans un grand sac de nœuds. Et puis, si les femmes ne défaisaient jamais les nœuds que les mecs font dans leur sac, je crois qu’il n’y aurait plus personne pour peupler cette
planète ! Tout repose sur Elles et leurs ficelles…
Pour dénouer les nœuds, il faut commencer par vider le sac car si jamais vous ne faites l’inventaire du dit sac à nœuds, jamais vous ne
pourrez lui rendre vide en lui disant : « et que ça te serve de leçon, veille à ne plus le remplir, je ne suis pas descendue sur Terre pour me casser les ongles ». Mais à en juger
par le nombre de femmes qui en portent des faux, je crois pouvoir faire un bilan statistique assez éloquent sur le nombre qui se les casse et donc sur la propension qu’ont les terriens mâles à
tricoter des nœuds.
Perso, ce que j’aime dans le tricot ce sont les aiguilles car sans aiguilles pas de tricot ; oui mais me diriez- vous, sans laine,
pas de tricot non plus !
Qui a inventé les aiguilles … la femme ou l’homme qui frigorifié s’est empressé de se secouer les méninges pour pondre l’idée qui
soumettrait la femme à des siècles de tricotage. Combien de femmes n’ont pas songé aux parties du corps de l’autre qu’elles dégonfleraient bien avec ces piques à tricoter, les peaux de laine de
leur « homme ».
L’homme est « mâlin », il sait toujours ce qu’il doit inventer pour se faire tricoter un peu de chaleur. Enfin dans la mesure,
où c’est bien l’homme qui a inventé les aiguilles bien sûr … ( Si quelqu'un a la réponse, qu’il me la fasse passer ; je crois qu’un mémoire sur ce sujet pourrait m’inspirer). Car, il faut
tout de même admettre que certaines faces du monde ont pris des virages significatifs au gré des inventions que certains ou aines ont répandues sur Terre.
En y réfléchissant bien, sans sac de nœuds, combien d’inventions nous seraient passées sous le nez ? (Si un sociologue a une idée,
cela m’intéresse aussi).
Il faut bien l’admettre, sans problèmes, il n’y a pas de solutions ! Or si l’homme a su augmenter ses capacités cognitives, c’est
sans doute parce qu’il a rencontré beaucoup de problèmes !!! Les mauvaises langues diraient que la femme a contribué pour moitié à sa recherche de solutions.
La vie est donc une éternelle quête de recherche de solutions et aussi d’évitement des problèmes.
En évitant de fabriquer des nœuds, certains hommes sont passés maître dans l’art et la manière de faire le tour de l’obstacle sans ne
jamais l’affronter. Certes, ça leur évite de se prendre des barres dans les jambes mais ne contribue pas à muscler leurs mollets. Or plus l’homme est musclé, plus il aime sauter et ainsi :
affronter les obstacles. Rationnellement, je pourrais donc conclure que plus l’homme a les mollets musclés moins il est adepte de la technique de l’évitement !!! Et Fomacho avait
justement les mollets musclés ; l’affrontement était donc un sport qu’il pratiquait à l’insu de son plein gré, bien sûr !
En me relisant, je m’aperçois que j’ai dû embrouiller quelques esprits embrumés !
Je tente donc un résumé pour ceux qui aiment gamberger :
Si t’es doué pour récolter les solutions ; tu peux semer les problèmes.
Mais, mais … Si t’es surtout doué pour semer les problèmes, prends des cours de jardinage et étudie la technique sans bêchage (cela
consiste à défoncer la terre sans la retourner, ce qui permet essentiellement de conserver les bactéries du sol à leur niveau).
Pas convaincu ? Alors t’as du boulot pour devenir hom-éco-logique.
Si par ailleurs, t’es un spécialiste de l’évitement : Mets toi au sport… les femmes préfèrent les mollets musclés.

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